Les avantages du portage avec l'écharpe porte-bébé
Le maintien de la température du corps
Le nouveau-né, ce petit être fragile, a bien souvent de la difficulté à garder sa chaleur. La majorité de la chaleur étant évacuée par la tête, c’est pourquoi, dès sa sortie, on l’affuble d’un petit bonnet. La meilleure façon de permettre au bébé de maintenir la chaleur de son corps à un niveau stable est de le porter contre soi. L’adulte qui a une chaleur stable à 37,5 (sauf exception pour l’effort, la fièvre, l’hypothermie etc.) peut aider le nourrisson à atteindre et garder ce même niveau de chaleur.
Contrairement au porte-bébé commercial, l’écharpe ne sépare pas le porteur du bébé. Il est donc possible (et souhaitable !) de faire du peau à peau.
L’hiver, plusieurs parents décident d’investir dans un manteau un peu plus grand. Ceci permet de garder le bébé contre soi et de le maintenir au chaud lors des promenades. On le couvrira simplement d’une tuque pour protéger le haut de sa tête !
Intégration à la vie quotidienne
Porter un bébé permet de vaquer à ses activités quotidiennes. Au chaud, sécurisé, il suit la mère ou le père dans leurs diverses tâches. À la hauteur des adultes, le bébé est stimulé visuellement. En plus d’entendre l’eau couler dans l’évier, il voit aussi le savon à vaisselle mousser, les assiettes disparaître et réapparaître. Il ne distingue pas au loin sa mère s’agiter, il est sur elle et la voit passer le balai. Il participe aux interactions des adultes alors qu’il n’en est habituellement qu’un passif témoin. Intégré à l’horaire familiale, il observe, hume, entend de très près les diverses stimulations que lui offre son environnement.
Le porteur y gagne tout autant. Le bébé le suivant partout, il n’est plus confiné à un seul endroit dans la maison. Il peut très bien aller et venir de pièce en pièce, d’étage en étage. Son petit étant en sécurité contre lui, il n’a plus à exercer une surveillance constante ou à calmer un bébé insécurisé.
De plus, les bruits qui sont parfois effrayants de loin, comme la balayeuse ou le mélangeur à main, deviennent tout d’un coup beaucoup moins apeurant. Les sorties de maman du salon pour aller chercher la lessive propre sont maintenant agréables au chaud contre elle. Inutile de vous dire que les bébés portés pleurent moins !
Claudine, maman d’Émily-Rose, 9 mois, portée depuis 1 mois.
« Comme c'est agréable de partir en famille en randonnée, faire les commissions ou simplement marcher en ayant bébé tout contre soi qui observe la vie se dérouler sous ses yeux. C'est un merveilleux contact et c'est mille fois plus pratique et moins encombrant qu'une poussette. »
Le petit humain, si vulnérable !
Contrairement aux autres mammifères, le bébé humain ne termine pas sa gestation à l’intérieur de l’utérus. Il la termine dans une gestation qu’on appelle externe, qui dure elle aussi environ neuf mois. Les seuls autres animaux qui vivent ce genre de gestation externe (petits très vulnérables à la naissance) sont les grands primates. Ces derniers portent leurs rejetons toute la journée. Les grands primates sont les plus près de nous sur le plan anthropologique. Ces d’ailleurs d’eux que nous tenons nos réflexes archaïques, comme le réflexe de marche et de préhension.
Lorsque l’on place dans la paume du bébé un doigt ou un objet, il l’empoigne fermement et lorsqu’un bébé est placé debout, il se met automatiquement à marcher. Ces réflexes viennent des bébés primates qui s’accrochent à la fourrure du porteur et qui « marchent » avec eux. Les bébés sont donc pourvus, à la naissance, de réflexes qui servent au portage.
L’attachement
On appelle l’attachement le lien inconditionnel qui relie un parent à son enfant. Chez chaque parent, l’attachement arrive plus ou moins vite selon divers facteurs (naissance non-prévue, césarienne, stress, manque de confiance dans les capacités parentales, choc à la naissance, etc.).
Comme le renard qui demande au petit prince de l’apprivoiser, le nouveau-né doit être doucement découvert par sa famille, de la même façon qu’il la découvre lui-même. Le sens le plus développé chez le nouveau-né est le toucher. Alors, la meilleure façon de « rencontrer » un bébé est de vivre un contact intime avec lui.
Les mères de toutes les époques vivent cette proximité par l’allaitement. Les pères, quant à eux, peuvent avoir plus de difficultés à trouver leur place dans la dynamique familiale. Porter son bébé est une aventure en soi. Serrer contre nous ce petit être, embrasser sa petite tête duveteuse : tout nous amène vers des sommets de plaisir et de satisfaction. Le père peut vivre la proximité de diverses façons : donner le bain, masser, bercer et porter le nouveau-né.Ce sont des moments magiques qui aident le bébé à se développer et qui aident papa à s’attacher à lui.
Le contact peau à peau aide donc parents et enfant à vivre ce lien viscéral et merveilleux qu’est l’attachement. Aussi, un parent accompli et confiant sera d’avantage et plus rapidement attaché à son enfant.
Pour développer sa sécurité intérieure, le bébé a besoin de contacts physiques étroits, continus et fréquents. Le portage, offrant tout cela et même plus, aide considérablement le parent à soutenir et guider le bébé vers l’autonomie. Pour être capable d’explorer son univers le bébé a besoin de se sentir soutenu et encouragé. Il a besoin d’une base solide vers laquelle il peut revenir en cas de détresse.
Étant plus près de lui, le parent est davantage en mesure de cerner rapidement les demandes du bébé. Cela accroît la confiance du bébé en lui-même, mais aussi envers les adultes de son entourage, se sentant capable d’émettre des signaux clairs.
Amélie, maman de Léo, 9 mois, porté depuis qu'il a 2 semaines.
« C'est tellement pratique et confortable que je l'ai porté exclusivement pendant sept mois... Et pour le contact, être tout collé. »
Les coliques
Vingt-deux heures, au milieu du salon, une maman, cernée. On sent dans son regard l’impuissance. Papa, appuyé sur le cadre de porte regarde le portrait. Qu’est ce qu’on peut faire ? se dit-il. Chaque parent qui a vécu un problème de colique avec son nouveau-né vous le dira : cette période est insupportable. Le bébé en pleurs vient chercher au plus profond de nous des ressources qui, parfois, manquent à l’appel.
Vous aurez deviné qu’un truc, simple et souvent très efficace, consiste à porter son bébé. Au chaud contre ses parents, le petit se calme et arrive à puiser en lui-même la capacité de « prendre le dessus ».
Un truc quasi infaillible : porter votre bébé dès le début de la crise de colique. S’il est calmé, gardez le ainsi jusqu’au temps où normalement, la crise cesse d’elle-même. S’il demeure agité, sortez à l’extérieur. (Dépendant de la température, un poncho, un manteau ample ou une grande veste pourront être utiles.) Puis revenez à la maison quelques temps après que votre petit se soit calmé. S’il s’agite de nouveau, retournez à l’extérieur. Une fois calmé, il est fort probable que votre bébé vous laisse regarder la télévision, lire ou fureter sur le net.
L’allaitement
Avoir les mains libres en allaitant, est-ce possible ? Bien sûr ! Deux positions s’y prêtent très bien. La position face à soi, lorsque le bébé est porté à la hauteur des seins et la position berceau. Il suffit simplement d’ajuster les croisés et les nœuds pour que la bouche du bébé arrive à l’endroit souhaité. Bien sûr, au début, maman peut avoir quelques difficultés à placer son bébé à la bonne hauteur et bébé peut demander un peu d’adaptation pour boire en « mouvement ». Mais rapidement, chacun s’habitue et y trouve son compte !
Inutile de vous dire à quel point allaiter en portage est utile en sortie (si discret !), surtout lors des tétés groupées !
Caroline, maman de Delphine qui a maintenant 4 ans, portée depuis qu’elle a deux ans et de Meggane, quatorze mois, portée depuis sa naissance.
« J’ai commencé le portage avec Delphine lorsqu’elle avait 2 ans. C’était une enfant qui demandait toujours d’être prise. L’écharpe m’a évité les troubles de la poussette et m’a sauvé les bras ! Ensuite, quand Meggane est née, je l’ai installée la première journée de sa sortie de l’hôpital. Je me suis mise à l’allaiter pendant qu’elle était dans l’écharpe. De cette façon, je pouvais continuer mes activités. À l’occasion, je porte encore Delphine en position tibétaine, mais bientôt nous devrons arrêter, car elle approche quarante livres ! »
Peu coûteuse
En effet, l’écharpe, surtout celle fabriquée maison, offre une bonne économie d’argent ! Elle peut être utilisé dès la naissance et jusqu’à temps que le porteur ne supporte plus le poids de l’enfant. Sa versatilité permet de suivre le développement de l’enfant et de s’ajuster au fil des mois. Inutile donc d’acheter un article différent à chaque nouvelle étape du développement de votre chéri !
Pratique
Pliée, elle se glisse partout. On peut la transporter avec soi dans le sac à couches et, en visite chez des amis, elle devient un parc, une chaise haute, une balançoire, une poussette…
Elle n’est pas encombrante. Il est facile de sortir et de revenir chez soi, même pour les locataires d’un troisième étage ! Elle ne nécessite pas d’espace de rangement particulièrement grand non plus.
Dans les transports en commun, elle est très pratique, pour monter les escaliers de l’autobus ou dans le métro à l’heure de pointe.
Elle est lavable à la machine et bébé peut la grignoter à souhait, elle n’est pas toxique !
Marie-Hélène, maman de Liriel 6 semaines, portée depuis sa naissance!
« Tellement, mais tellement pratique dans l'autobus ou au resto! Un contact que ne peut égaler la poussette, et un confort impossible avec bébé dans les bras! »
L’écharpe s’ajuste à tous
Petits et grands, tailles fortes et très mince, elle est convient à tous les porteurs et à tous les bébés. Sans discrimination, elle se moule au corps du porteur et du porté.
Sans douleurs !
Plusieurs personnes souffrant de maux de dos seront assurément heureux de savoir que la répartition du poids avec une écharpe évite douleurs et courbatures. Il n’est pas rare de rencontrer un utilisateur de porte-bébé commercial qui a changé en cours de route pour une écharpe, à cause des douleurs occasionnées par une mauvaise répartition du poids du bébé.
Parfait pour le corps de bébé
On entend parfois qu’il est mauvais pour un bébé d’être porté. Que son dos peut mal se développer, qu’il peut souffrir de dysplasie de la hanche etc. Comme l’écharpe « n’impose » pas de positions précises au bébé (le tissus se moule à lui), elle est donc sans danger. Elle permet de supporter son dos, sa nuque et sa tête et de suivre son développement. Pour les hanches, il est important de savoir que la dysplasie est beaucoup plus présente dans les cultures où la position couché est privilégiée par rapport aux cultures qui utilisent beaucoup le portage. Au contraire, certains médecins recommandent de porter les bébés souffrant de luxation de la hanche, lorsqu’elle n’est pas trop sévère.
C’est très bien pour la ligne
Oui, le poids est bien réparti, évitant les problèmes au dos du porteur. Par contre, il s’agit ici quand même de porter sur soi un bébé de dix, quinze, trente livres pendant des périodes pouvant s’allonger sur plusieurs heures. Tonifiant les muscles des jambes et les abdominaux, porter son bébé est une façon merveilleuse pour perdre du poids et se garder en forme !
Micheline, maman de Catherine, quatre mois, portée depuis trois mois.
« Je ne m'imaginerais pas sans mon écharpe! Je l'utilise pour aller chercher Maxime, mon plus vieux à l’école, au magasin et dans la maison! »